La crise migratoire

« Devant la tragédie des dizaines de milliers de réfugiés qui fuient la mort à cause de la guerre et de la faim, et qui sont en chemin vers une espérance de vie, l’Évangile nous appelle et nous demande d’être “les prochains” des plus petits et des abandonnés, à leur donner une espérance concrète ». Pape François, septembre 2015

 

Chers parents, chers amis,

 

La crise migratoire en rapport avec la sombre actualité au Moyent-Orient a peut être suscité chez certains d’entre vous un questionnement sur la résonnance qu’elle peut avoir dans notre vie de chrétiens.

 

Si ce sujet ne fait plus la une des médias, il n’en reste pas moins un sujet d’actualité qui s’inscrit malheureusement dans le long cours… au risque de s’y habituer.

 

Chacun de nous se sent touché par le calvaire enduré par toutes ces personnes, qui comme nous, ont eu, de l’autre côté de la Méditerranée, une famille, des enfants, des amis, un travail, et ont dû se résoudre, pour sauver leur vie, leurs proches, à faire le deuil de leurs origines, pour espérer trouver ailleurs un accueil qui leur permettra de se reconstruire. Chacun de nous se sent en même temps dépassé par l’ampleur de ce phénomène.

 

Le Pape François, au mois de septembre, a appelé chaque communauté chrétienne à participer à son échelle à l’accueil de ces migrants, à faire en sorte que, chacun apportant une contribution même modeste, selon le principe des petits ruisseaux qui font les grandes rivières, ces populations puissent être accueillies et intégrées.

 

Dans le cadre du conseil d’établissement, nous nous sommes demandés si notre école ne pouvait pas, à son échelle, apporter aussi une forme de contribution, comme cela a déjà pu se faire dans certains établissements ou certaines paroisses de Lyon. Tant de choses peuvent être utiles à ces personnes qui sont dépossédées de tout. A commencer par des choses simples, telles que donner un peu de temps pour favoriser l’intégration d’une ou deux familles dans le quartier, par exemple : aider à l’apprentissage de la langue, aider à tisser du lien social, partager des repas, organiser des rencontres des enfants… Des choses simples, potentiellement à la portée de chacun, mais qui peuvent s’inscrire dans la durée.

 

Une cellule d’aide à l’accueil des migrants a été mise en place à l’échelon diocésain, qui recueille les propositions d’aide sous toutes formes, afin de faire coïncider offres et besoins d’aide.

Une première étape pourrait être de réunir les personnes souhaitant participer à une telle démarche, et définir avec les idées de chacun une proposition qui pourrait être soumise à la cellule diocésaine.

 

N’hésitez pas à vous manifester d’ici la rentrée des congés de février (auprès de l’équipe enseignante, d’Anne Caret, de Marie Bourdet (germain_marie@yahoo.fr) ou Sébastien Debarbieux (sebannelise69@gmail.com)); un point sera fait secondairement avec les personnes intéressées.

 

Bonnes vacances.

 

Le conseil d’établissement.